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Ongles naturels à la lumière douce, peau nue au dessus d'un bol de manucure dans lequel repose une pipette d'huile de soin.

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Après une dépose de gel ou de vernis semi-permanent, la réalité est souvent moins idyllique que prévu : ongles mous, striés, parfois rosis et même douloureux. Si l’on pensait retrouver une base saine, prête à accueillir ce rouge vibrant repéré plutôt, il n’en est rien.

La tentation est alors grande de rappeler son salon pour camoufler ces ongles malmenés. Pourtant, au fond, le désir de naturel est bien là. 

Pourquoi les ongles sont abîmés après une dépose ? 

Pour répondre à cette question, il est essentiel de comprendre ce qui se passe pendant une pose. En réalité, à chaque étape du processus, l’ongle peut subir des microtraumatismes : 

Ponçage excessif 

La préparation d’une pose de gel implique le ponçage de la plaque dans le but de la matifier pour favoriser l’adhérence des produits.

Avec un ponçage régulier, ce sont plusieurs couches de kératine qui sont ainsi supprimées. L’ongle s’affine progressivement et devient mou. Plus l’ongle s’affine, plus il est “rosi”  laissant apparaître le lit  la partie vascularisée sur laquelle l’ongle repose. Cette pratique favorise également le dédoublement des ongles. 

Utilisation de solvants 

Ces produits renferment des agents de liaison et sont utilisés pour une meilleure adhérence. L’utilisation de ce type de produits peut occasionner un assèchement de la plaque. Plus l’ongle est sec, plus il devient cassant. 

Dépose 

Durant le processus de dépose, l’ongle subit à nouveau un ponçage pour retirer la matière. Certains professionnels procèdent manuellement, à l’aide d’une lime ou électriquement, avec une machine.

Mal exécutées, ces méthodes peuvent endommager la plaque de l’ongle. 

Elles peuvent conduire à un rougissement, une sensation de chaleur, voire des douleurs au niveau de la plaque.

Certains gels et résines acryliques se retirent à l’aide d’un dissolvant. Cependant, des résidus de matière peuvent rester en surface. Pour les retirer, un grattage est exercé sur la plaque, ce qui peut causer de nouveau des microtraumatismes. 

Les bons gestes pour accompagner une croissance saine 

Repartir de zéro 

Tout comme des cheveux que l’on ferait couper, trop abîmés par l’usage continu de traitements agressifs, le “remède” de l’ongle est similaire : 

  • Raccourcir les ongles pour éviter qu’ils ne se cassent davantage 

  • Le limage doit être réalisé avec une pression douce pour ne pas accentuer d’éventuelles fissures 

Hydrater et protéger 

La plaque de l’ongle contient 10 à 15% d’eau. Elle est aussi plus perméable, ce qui suggère une hydratation et une déshydratation rapide.

Macro d’une goutte d’huile déposée sur la pulpe du doigt à l’aide d’une pipette en verre. 

Maintenir son hydratation est essentiel afin de préserver son intégrité : 

  • Utiliser des huiles végétales comme les huiles de tournesol, avocat ou jojoba.  

  • Appliquer une crème pour les mains après chaque lavage pour éviter la déshydratation. 

  • Limiter le contact prolongé avec l’eau et protéger les mains avec des gants (vaisselle, ménage, jardinage, etc.) 

Miser sur la douceur 

  • Éviter les ponçages ou polissages agressifs et les dissolvants puissants 

À retenir 

L’ongle a besoin d’une période de six mois environ pour se renouveler entièrement.

À mesure que l’ongle pousse, les parties fragilisées sont poussées vers le bord libre – l’extrémité de l’ongle – d’où l’importance d’un limage régulier afin de les supprimer progressivement.

→ Lire aussi : Comment prendre soin des ongles fragilisés

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