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“Laisse tes ongles respirer”, “le vernis les étouffe”.
C’est sans doute l'idée la plus largement relayée au sein des discussions manucure. Et pourtant, elle est totalement incorrecte.
Et si on parlait enfin de ce qu’il en est vraiment ?
D’où vient cette idée ?
Principalement de trois confusions très répandues :
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Penser que l’ongle est vivant – Non, il ne l’est pas, pas plus qu’un cheveu. Sa partie visible ne possède aucune activité biologique.
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Confondre l’ongle avec la peau – Par un renouvellement constant de ses cellules, la peau est un organe vivant puisqu’elle se compose, entre autres, de vaisseaux sanguins et de glandes sudoripares et sébacées. Elle est donc en mesure de respirer, s’hydrater ou se réguler. Ce qui n’est pas le cas de l’ongle : il incarne une structure dure, kératinisée et non vascularisée.
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Imaginer que le vernis bloque un processus vital – Dépourvu de vaisseaux sanguins, l’ongle n’a pas besoin d'oxygène. Aucun échange gazeux ou respiratoire ne prend donc place au sein de sa structure.
Tu l'auras compris, l’ongle est complètement différent d’un organe.
Ce que nous apprend l’anatomie de l’ongle
L’ongle est composé de plusieurs centaines de plaques de kératine compactées les unes avec les autres. Au cœur de cet ensemble ne circulent ni vaisseaux sanguins, nerfs, cellules actives ou membrane d’échange.
Donc, mécaniquement, un ongle ne respire pas et n’est d'ailleurs pas en mesure de le faire. Ce n’est tout simplement pas dans sa nature.
Parmi les zones vivantes qui contribuent à la formation de la plaque unguéale, on compte l’une des plus importantes, la matrice. C’est ici que la production cellulaire des ongles prend place.
Paradoxalement, l’ongle est inerte, mais est entouré de vie grâce aux différentes structures épidermiques qui l’entoure. Parmi elles :
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le lit sur lequel l’ongle repose et dont la zone, vascularisée, donne sa nuance rosée à la plaque,
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ou encore, le repli proximal (confondu avec les cuticules) qui correspond au repli de peau kératinisé qui borde l’ongle.
Pourquoi a-t-on l’impression que l’ongle “étouffe” ?
Le vernis et les poses répétées causent de réels impacts visibles sur la plaque :
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une déshydratation liée à certains dissolvants,
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un jaunissement lié à certains ingrédients,
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un ramollissement temporaire après une occlusion prolongée,
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une fragilisation due aux ponçages ou gestes agressifs.
On parle “d’étouffement” alors qu’en réalité, ils se déshydratent, se ramollissent, et se fragilisent.
Finalement, faut-il laisser les ongles respirer ?
Évidemment, non. Faut-il les laisser se reposer ? Oui. C’est là, toute la nuance.
Le vernis – ou toute autre technique d’embellissement – n’est pas l’ennemi : les méthodes invasives et les emplois incorrects le sont.
Aussi, espacer ses manucures pour permettre à l’ongle de recevoir des soins appropriés et se renouveler sans artifices est une bonne habitude à prendre.
En résumé
Le fait que les ongles ne respirent pas constitue un point positif et les rendent ainsi moins complexes que la peau.
Néanmoins, ils peuvent se révéler exigeants dans leurs besoins. Mais dès lors que ces besoins sont compris, le réflexe du soin devient alors une évidence.
